AMI SI TU TOMBES, UN AMI SORT
DE L'OMBRE A TA PLACE
(Le chant des partisans)
| NI PRISION, NI RÉPRESSION N'ARRÊTERONT NOS RÉBELLIONS ! |
Yves Peirat, militant antifasciste emprisonné depuis octobre 1999 pur avoir commis des dégradations matérielles (11 attentats) sans jamais avoir occasionné ni blessure, ni danger pour les personnes, vient d'être condamné le 22 février à 5 ans ferme. Aucune prise en compte des raisons de son engagement dans une région - Provence-Côte d'Azur - où l'extrême droite a pendant des années entretenu la peur, faisant régner ses principes dans 4 villes. Rappelez-vous le meurtre d'Ibrahim Ali le 21 février 1995. Une peine sévère et lourde de conséquence pur toutes celles et ceux qui ont lutté pendant des années contre l'extrême-droite, déligitimant les raisons de ses actes.
Dans le même temps, plusieurs militants anti-OGM (R. Riesel, J. Bové, Soulier) et d'autres ayant mené des actions contre les diktats de l'OMC (cause du démontage du Mac Do à Millau en juillet 99) ont eu des réquisitions très dures à leur encontre (plusieurs mois de prison ferme).
De multiples procès à l'encontre de défenseurs des droits des immigrés et la répression des actions dénonçant les centres de rétentions ou la non-régularisation de plusieurs milliers de sans-papiers (Lille, Paris...) démontre le double discour d'une gauche (plurielle/poubelle), qui en appelle à un réglement humain des kurdes échoués à Fréjus devan les caméras quand dans le même temps elle expulse sans sourciller des hommes, des femmes et aussi des enfants les renvoyantdans des pays où misère, famine rime avec guerres et pillages des ressources.
Mieux vaut faire du trafic d'armes avec l'Afrique, empoisonner des milliers de personnes avec du sang contaminé, piocher dans les caisses d'une mutuelle étudiante, que de faire entendre un peu bruyamment la voix de ceux que le pouvoir s'obstine à ignorer.
Le pouvoir pense régler les problèmes de société en emprisonnant celles et ceux qui désobéissent, en multipliant les solutions sécuritaires (dans les banlieues), en appliquant les recettes libérales. A nous de créer d'autres alternatives, de s'associer et de se solidariser avec celles et ceux du mouvement social qui sont réprimés pour changer cette société.